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22 juillet 2007
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Le silence des murs

Les structures ne valent que ce que valent les hommes. C’est bien connu de qui a l’expérience du ressort du management public ou privé. Inventer des « maisons » de ceci ou cela, bâtir des toits communs, réunir des équipes différentes ou pluridisciplinaires, n’a d’efficacité qu’autant que les gens ainsi réunis tirent dans le même sens. Ils doivent garder de leur expérience ce qu’il y a de meilleur et abandonner le reste pour s’inspirer du meilleur de leurs partenaires. Quand des fusions d’entreprises échouent par impossibilité de fédérer des cultures, la sanction économique et financière est rapide. Que se passe t-il dans ce cas dans le public et le parapublic ? A priori on pensait que cela était impossible car tous les acteurs du service public possèdent la même culture. Et bien non, il arrive malheureusement que des responsables de services réunis sous un même toit ou par la même politique soient dans l’impossibilité de s’écouter et de se parler. On le voit dans le domaine de l’emploi, si l’on en croit des témoignages dignes de foi rapportés avec une surprise peinée. A titre d’exemple, plus que jamais les organismes de formation, tel le Greta, doivent pouvoir compter au plus haut niveau sur les compétences et les informations de l’ANPE. Celle-ci doit sans cesse tout faire pour développer la confiance des entreprises. Sinon, c’est un déficit pour le service public, un déni de justice pour les personnes en recherche de qualification et d’emploi. Le silence des murs devient une machine à perdre. Alors qu’il faut gagner la guerre contre le chômage et la précarité !

Vu du vélo

On connaît la fortune médiatique du tour de France et ce qui anime coureurs, organisateurs et suiveurs. On sait pourquoi les jeunes, tant en période scolaire que de vacances, recherchent des stages pour se former et/ou payer leurs études. On sait parfois les aventures sponsorisées pour apporter quelques subsides a des fins humanitaires. Trois jeunes jurassiens âgés de 22 à 24 ans, Julien BILLET, Augustin et Virgile CHARLOT réalisent actuellement un projet original qui participe de tout cela en le dépassant largement. En trois mois (juillet-septembre) ils traversent les Etats-Unis en vélo (6400 km) pour prendre le temps dans une totale autonomie (financée par des stages précédents) pour voir comment dans le quotidien les Américains vivent le développement durable. Ils veulent comprendre « ce qui se trame dans la tête d’un Américain » et voir quelle est sa conscience de l’autre, quel est son rapport au monde. L’ambition est grande mais à eux trois, ils pratiquent 6 langues et fédèrent des savoirs aussi bien en sociologie, communication qu’en commerce et développement. Jarret vif, regard aigu, intelligence compréhensive, ils ont les moyens de leur défi tant pour la réflexion que pour démultiplier rencontres impromptues ardemment souhaitées. Une des premières leçons de cette aventure est dans ce qu’écrivent nos trois champions du respect de l’environnement : « Nous entretenons la conviction que les projets sont le moteur de notre existence, qu’ils transforment notre vie, celle de ceux qui nous soutiennent et plus largement notre société ». Belle devise pour tous les décideurs !

Heureuse rencontre

On a déjà dit que le musée de Dole était un des lieux le plus aimables de Franche-Comté : Porte ouverte et gratuite, vous vous y promenez avec vos pensées et vos rêves pour tout bagage. C’est un lieu de libertés et du quotidien où on apprend sans chercher à apprendre, où personne ne vous juge. Faite la démonstration en allant voir l’exposition « la sculpture du 15ème siècle en Franche-Comté » à la fois à Dole et à Poligny. Ceux qui aiment l’histoire y rencontreront « les très riches heures » de notre province. Ceux qui aiment le travail de la pierre et de l’albâtre du Jura apprécieront la finesse du travail de ces matériaux. (Science du drapé et expressivité des visages). Ceux qui s’intéressent à la vie quotidienne apprendront ce qui animait leurs ancêtres, y compris le souci de la l’éducation et de la famille. Des enfants aussi turbulents, soit ils, y découvriront peut être une vocation. Les artistes de l’époque voulaient précéder le ciel car c’est le propre de tout artiste d’inventer l’avenir. Pourquoi ne pas les rencontrer !


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