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5 août 2007
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Une nouvelle coopération

Dans le Progrès les Dépêches du 26/07, le Préfet du Jura « s’interroge sur la possibilité que les cadres d’entreprises (liées à SMOBY) prennent leur avenir en mains ». Dans le Jura où plus qu’ailleurs se sont forgés historiquement les concepts et les outils de la coopération Le questionnement préfectoral nous incite à souligner l’intérêt d’un renouveau pour la coopération. Là où il y a de petites unités de travail et harmonie des métiers, la formule SCOP (Société Coopérative d’Œuvres de Production) longtemps cantonnée à des activités anciennes et structurées (bâtiment, imprimerie…) sont devenues modernes. Pour les petites équipes décidées et enthousiastes (l’auteur de ces lignes en fut), il y a la possibilité de former des entreprises capables d’enrayer les conséquences néfastes de certaines restructurations industrielles ou financières. Les outils juridiques et financiers existent (pas toujours assez connus) pour créer des SCOP. Dans bien des cas où une entreprise en crise attend un repreneur incertain, la SCOP est un système de management limitant les pertes. Mais la coopération représente plus qu’un moyen de participer à une dynamique économique. Elle est aussi un moyen de reconquête de l’économie par l’homme et pour l’homme.

En passant par Baudin

Les forges de Baudin s’ouvrent tout naturellement à tout visiteur guidé ou non par le hasard. Comme souvent en pareil cas, il suffit d’un regard curieux pour prendre conscience du caractère humain du site. Le visiteur sans bagage lira avec intérêt les explications joliment faites sur les murs des bâtiments. Cela est simple et extraordinaire pour s’imprégner d’un passé industriel et humain pas si lointain. J’ai entendu quelqu’un s’écrier : « on est au milieu de choses mortes ». Mortes non, révolues oui. Le site, au-delà de son charme romantique, est porteur de leçons 150 ans après. On voit en effet, comment un industriel de cette époque a su pratiquer un management technique, économique, social et culturel (oui, on se préoccupait d’éducation, de loisirs et culture), ceci pour organiser un espace et gérer un temps collectif. Cela se faisait à travers une réelle considération pour le facteur humain. On peut récuser le paternalisme certes, mais il y a bien d’autres leçons qui mériteraient d’être reprises par notre management moderne. A méditer.

En passant par Gigny

Gigny a bien de la chance d’avoir une « native » qui ne manque aucune occasion, dans la plupart de ses écrits de se proclamer fièrement comme telle. Agnès GUELLEC, met son expérience de professeur émérite des Universités pour témoigner du passé et du présent de son village sans négliger pour autant l’avenir. On le verra dans un des ses ouvrages à paraître portant le sous titre de « renaissance millénaire ». Elle a déjà publié avec succès, il y a quelques années « la vie s’écrit toute seule ». On finit par ne rien ignorer de l’histoire, de la géographie, de l’économie, de la sociologie d’un village qui n’en finit pas de revivre sous sa plume. Dans l’esprit de notre auteure, tout cela doit contribuer à bien mettre en valeur l’apport historique de Gigny, lorsque 6 moines se joignant à 6 moines de Baume en partir pour créer Cluny, une des matrices de notre civilisation du Moyen-âge. Ceci explique l’énergie mise par Agnès Guellec pour « fonder les Rencontres de Bernon » qui ont lieu annuellement (cette année les 11 et 12 août). C’est à la fois savant (cela est prolongé par les « Cahiers de Bernon ») et frais. Décidemment, la Petite Montagne a bien de la chance d’avoir en son sein quelques « développeurs » conscients du potentiel réel de ce territoire.


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